Cinq jet-skis loués par abonnement à des Polynésiens qui ont déjà leur permis mer. Ils payent tous les mois, la flotte nous appartient, et on roule dedans.
Un jet-ski neuf coûte près de deux millions, plus la remorque, plus la place, plus l'entretien, pour une machine qui sert vingt jours par an. C'est exactement le genre d'objet qu'on partage. Personne ne le propose en Polynésie.
Un résident qui a déjà son permis mer. Il réserve son créneau, il paye tous les mois, il fait son plein lui-même.
Louer à des gens qui ont le permis nous fait sortir du régime touristique. Plus de guide obligatoire, plus de plafond de quatre machines, plus d'obligation de présence.
Le guide breveté qu'exige le régime touristique coûte 3,78 M par an. On ne le paye pas.
Et pas de local. Un local en bord de route coûterait 4 M par an, soit la moitié de la marge, pour ranger des remorques. Les machines restent sur remorque, dans un entrepôt fermé.
La mise à l'eau n'est plus acquise, et c'est le premier problème à régler. La marina Taina a répondu non le 8 septembre 2026, par écrit. Le site est saturé, et leur tarif de 5 500 XPF par mois est « strictement réservé à un usage de plaisance privatif et individuel ». Le chiffre de 66 000 XPF par an qui figurait ici est donc mort.
Ça ne casse pas l'économie : même en payant 1 050 000 XPF par an pour un ponton dédié, la marge resterait autour de 3,7 M. Ça casse le lieu. Restent la rampe publique du parc de Taapuna à Punaauia, encore à contacter, et la réponse du port autonome, qui est propriétaire du site de Taina et l'a transmise à son service du domaine.
| Formule | Au mois | Pass 6 mois | Pass 12 mois | Ce que le membre obtient |
|---|---|---|---|---|
| Semaine | 15 900 | 85 900 | 156 500 | Six sorties de trois heures par mois, du lundi au vendredi, plus une le week-end |
| Week-end | 28 900 | 156 100 | 284 400 | Six sorties de trois heures par mois, dont trois le samedi ou le dimanche |
| Premium | 42 900 | 231 700 | 422 100 | Les mêmes six sorties, sur les machines haut de gamme, avec priorité de réservation |
Le pass 6 mois fait 10 % de remise, le pass 12 mois 18 %. Caution de 50 000 XPF remboursable, et aucun droit d'entrée : les deux clubs américains les plus aboutis n'en demandent aucun.
L'excursion guidée est le seul vrai comparable en Polynésie : trois heures coûtent entre 255 et 264 dollars à Moorea en haute saison, soit environ 27 000 XPF pour une seule sortie. Le mois entier de la formule week-end coûte à peine plus, pour six sorties.
Et posséder sa machine ? Une machine à soi coûte 852 800 XPF par an en usure, stockage, assurance et entretien, soit 71 000 XPF par mois, pour quelqu'un qui roule vingt jours dans l'année. La formule week-end du club coûte 28 900 et donne accès à cinq machines au lieu d'une.
| Membres | Encaissé par mois | Encaissé par an | Marge annuelle | Samedis remplis |
|---|---|---|---|---|
| 20 | 408 000 | 4,89 M | -1,07 M | 31 % |
| 30 | 612 000 | 7,34 M | 0,89 M | 46 % |
| 40 | 815 000 | 9,78 M | 2,84 M | 62 % |
| 50 | 1 019 000 | 12,23 M | 4,79 M | 77 % |
| 60 | 1 223 000 | 14,68 M | 6,75 M | 92 % |
La marge est calculée après l'entretien, le stockage, l'assurance, la gestion et l'usure des machines. Elle est avant remboursement du prêt et avant impôt.
5,25 M à cinquante membres : entretien selon les heures moteur, stockage, assurance, comptable et banque.
2,19 M par an, soit 22 % de la valeur. C'est ce qui permet de les remplacer sans se retrouver à sec.
À cinquante membres, les créneaux du samedi sont remplis à 77 %. Au-delà de soixante, il faut une sixième machine.
| Montage | Dépense | Aide reçue | Reste à financer |
|---|---|---|---|
| Cinq machines d'occasion | 9 500 000 | 0 | 9 500 000 |
| Deux neuves et trois d'occasion | 10 080 000 | 1 715 000 | 8 365 000 |
| Cinq machines neuves | 10 950 000 | 3 000 000 | 7 950 000 |
Le renversement le plus utile de toute la recherche : le montage le plus cher est celui qui demande le moins d'argent. L'aide porte sur le neuf et se plafonne à trois millions. Avec cinq machines neuves on sature le plafond, et il reste 415 000 XPF de moins à trouver qu'avec le montage mixte.
Correction du 14 septembre : ce schéma comptait 2,5 M de cautions des membres. Elles ne peuvent pas payer les machines, puisqu'elles n'arrivent qu'une fois les machines là, et elles sont remboursables. Le trou est comblé par la SOFIDEP portée à son plafond de 5 M et par un prêt bancaire de 1,85 M garanti par la SOGEFOM. L'aide AEPE, elle, est versée en totalité dès la publication de son arrêté d'attribution : pas besoin de l'avancer.
L'ordre est imposé par les pièces du dossier AEPE. La brochure 2026 exige la société immatriculée, un document justifiant le droit d'exploiter un local (bail, titre ou équivalent), l'autorisation nécessaire à l'activité, et une attestation de financement bancaire. Donc : un lieu, puis l'agrément des affaires maritimes, puis la banque, puis l'aide, puis l'achat dans les douze mois. Même sans lieu au bord de l'eau, il faut au minimum le bail de l'entrepôt.
| Dispositif | Ce qu'il donne | Statut |
|---|---|---|
| AEPE, service de l'économie | 50 % des dépenses hors taxes, plafonné à 3 000 000 XPF, versé en totalité. Sur du matériel neuf uniquement. | éligible |
| SOFIDEP, prêt PACE | 1 à 5 M XPF à 2 %, sur 1 à 7 ans, sans frais de dossier, et rien à rembourser pendant les 24 premiers mois. | éligible |
| Initiative Polynésie | Prêt d'honneur à 0 %, sans garantie. Il sert à constituer l'apport personnel, donc c'est lui qui débloque la banque. | éligible |
| SOGEFOM | Garantit jusqu'à 80 % du crédit pour une petite entreprise en création. | éligible |
| AIJD | 30 % des investissements toutes taxes comprises, plafond 6 M XPF. | sous conditions d'âge et de diplôme |
Une règle à ne pas rater : l'aide ne couvre aucune dépense engagée avant le dépôt du dossier. Acheter une machine avant d'avoir déposé, c'est perdre les trois millions, définitivement.
C'est l'équilibre si les membres payent toute l'année. En dessous, le club perd de l'argent.
La cible. Cela représente moins de deux personnes sur mille parmi les 30 000 titulaires du permis aux Îles du Vent.
Le nombre de personnes qui passent le permis mer chaque année en Polynésie. Elles viennent de payer pour piloter quelque chose qu'elles ne possèdent pas.
Le calcul suppose que les membres payent douze mois alors qu'ils roulent surtout de mai à octobre. Si les gens ne payent que la saison, il faut 69 membres pour être à l'équilibre au lieu de 26, et le club à cinquante membres ne gagne plus rien.
C'est exactement ce que l'étape du test de prix doit trancher, avant d'acheter la moindre machine. Deux autres chiffres restent à confirmer par téléphone : le prix d'une assurance en responsabilité civile nautique, qu'aucune source publique ne donne, et le prix que les gens acceptent réellement de payer.
Trois chiffres du modèle ne sont pas encore prouvés : le prix que les gens acceptent, le coût de l'assurance, et le fait que l'abonnement soit payé toute l'année. Voici ce que chacun fait à la marge, pris séparément.
| Si... | Marge | Le club |
|---|---|---|
| Tout se passe comme prévu | 4,79 M | gagne |
| L'assurance coûte le double du repère américain | 3,76 M | gagne |
| L'entretien dérape de 50 %, eau salée et casse | 3,45 M | gagne |
| On ne trouve que 40 membres au lieu de 50 | 2,84 M | gagne |
| Le prix accepté est 15 % plus bas | 2,96 M | gagne |
| 40 membres, assurance une fois et demie, entretien plus 25 % | 1,78 M | gagne |
| Les membres ne payent que la saison, six mois | -1,32 M | perd |
| 40 membres, payés 9 mois, assurance doublée | -0,64 M | perd |
Le modèle encaisse presque tout. L'assurance peut doubler, l'entretien déraper de moitié, le prix baisser de 15 %, et on ne trouver que quarante membres : dans chacun de ces cas, pris seul, le club gagne encore de l'argent. Même les trois ensemble laissent 1,78 M.
Une seule hypothèse inverse le signe à elle seule, et c'est celle du paiement à l'année. Si les gens ne payent que de mai à octobre, le club perd 1,32 M et il faudrait 69 membres au lieu de 26 pour revenir à l'équilibre. C'est la question à trancher avant toute autre, et elle se tranche avec une page web et quelques dizaines de milliers de francs de publicité, pas avec une machine achetée.