Objectif : avoir un jet-ski, en profiter, et que le business le finance au lieu de le coûter. Le tourisme guidé à Moorea est fermé et n'aurait pas tenu. La location aux résidents à Tahiti, elle, tient.
Ils ont le permis, donc la loi n'exige ni guide breveté, ni convoi, ni ma présence sur l'eau. Ils réservent leur créneau, ils payent tous les mois, ils font leur plein eux-mêmes, et la flotte est la tienne.
Trois exigences : du revenu qui tombe tous les mois, un actif qui se revend, et pouvoir rouler soi-même. Quatre façons de faire du jet-ski ont été instruites.
| Modèle | Récurrent | Actif | Je roule | Verdict |
|---|---|---|---|---|
| Randonnée guidée pour touristes, Moorea | non | non | je suis guide, pas pilote | bloqué |
| Location à l'heure aux touristes | non | flotte qui fond | je suis au comptoir | interdit sans permis client |
| Club à abonnement, résidents, Faa'a | oui | les abonnés | oui, c'est ma flotte | retenu |
| Location à l'acte aux résidents | non | flotte qui fond | oui | recette, pas actif |
Vérifié en source primaire : dans tout le Titre II de l'arrêté, celui de la location, les mots « guide », « accompagnateur », « brevet » et « surveillant » apparaissent zéro fois. Ils n'existent qu'au Titre III, celui du convoi. Et le convoi n'existe que parce que le touriste n'a pas le permis.
| Titre II, la location | Titre III, le convoi | |
|---|---|---|
| Le client | doit avoir son permis mer | n'a besoin d'aucun permis |
| Personnel obligatoire | aucun | un guide cumulant deux brevets |
| Machines par sortie | sans limite d'encadrement | quatre par guide |
| Itinéraire | libre, hors zones interdites | soumis à l'avis des communes, refusable |
| Coût annuel du personnel | 0 | 3 780 000 XPF |
| Je dois être là | non | oui, tous les jours |
Le marché est là : environ 40 000 titulaires du permis mer en Polynésie, dont les trois quarts vivent aux Îles du Vent, face à zéro annonce active de location libre, vérifié sur les deux plateformes locales. Les opérateurs touristiques créent déjà des tarifs « résidents » plutôt que d'y répondre.
Organiser et vendre des excursions relève d'un régime de licence (délibération n° 87-138 AT), avec une garantie financière de 1 M XPF, que la réforme en cours veut porter jusqu'à 10 M. Un loueur de matériel qui n'organise pas d'excursion n'entre pas dans ce périmètre. À faire confirmer par écrit auprès du service du tourisme.
Tout le modèle repose sur un titre que le client doit déjà avoir. Autant savoir exactement ce que c'est, ce qu'il coûte, et si l'on peut aider quelqu'un à l'obtenir.
L'arrêté n° 668 AM du 8 juillet 1993 crée trois titres en Polynésie : la carte mer, limitée au jour et à cinq milles, le permis mer côtier, et le permis mer hauturier. L'obligation démarre au-delà de six chevaux. Ils sont délivrés par le Pays, la direction polynésienne des affaires maritimes, et non par l'État, depuis le 1er janvier 2008.
L'arrêté des jet-skis demande « un titre de conduite en mer », ce qui laisserait techniquement passer la carte mer pour une machine qui jauge moins de deux tonneaux, de jour. Mais l'administration écrit « permis côtier » sur sa page publique, et le seul texte du domaine qui nomme un titre précis, celui du flyboard, exige « au minimum le permis de conduire mer côtier ».
En pratique la question est presque tranchée : aucune des dix-huit écoles de la liste officielle ne prépare plus la carte mer. On vise le côtier, et on fait confirmer par écrit.
Les vieux permis A, B et C, antérieurs à 1993, restent valables et sont supérieurs au côtier. Un client qui présente un permis B ne doit pas être refusé.
Vérifier le titre n'est pas une précaution commerciale, c'est une obligation. L'article 5 impose que la déclaration du locataire soit « contresignée par le loueur qui doit vérifier l'exactitude des indications portées ». Un exemplaire au client, l'autre conservé et tenu à disposition de la police. C'est ce que le logiciel produira automatiquement.
| Poste | Montant | Nature |
|---|---|---|
| Timbre fiscal, droit d'inscription | 2 500 | officiel Lu sur le formulaire en vigueur du 30 septembre 2025, recoupé par trois documents indépendants. C'est le chiffre le plus solide du dossier. |
| Timbre fiscal, droit de délivrance | 5 500 | |
| Formation en école | 14 000 à 30 000 | prix libre, sept écoles le publient |
| Certificat médical | ~3 800 | annoncé par une école, tarif libre du médecin |
| Total | 22 000 à 38 000 | contre 36 000 à 60 000 XPF en métropole |
| Ce qu'on sait | Chiffre | D'où il vient |
|---|---|---|
| Permis en circulation | 40 000 | officiel communiqué conjoint DPAM, ministère et prestataire, 9 juin 2026, à l'occasion du passage au titre numérique. Comptés séparément des 20 000 navires. |
| Candidats chaque année | 1 500 | officiel écrit par la DPAM dans le cahier des charges de son propre marché public : « chaque année, 1 500 personnes en moyenne se présentent pour obtenir leur permis » |
| Titres délivrés de 1962 à 2007 | 61 067 | statistiques nationales de la plaisance. La Polynésie en disparaît à partir de 2008, quand le Pays reprend la compétence, et rien n'a pris le relais. |
| Examinateurs pour tout le territoire | 6 | presse locale, 2021 |
Le flux annuel change la lecture du marché, et c'est la donnée qui manquait depuis le début de ce dossier. Il ne s'agit pas de prendre une part d'un stock figé : mille cinq cents personnes décident chaque année de passer le permis, et la plupart n'ont pas de machine. Elles viennent de dépenser trente mille francs et deux week-ends pour avoir le droit de piloter quelque chose qu'elles ne possèdent pas. C'est le meilleur moment de leur vie pour leur proposer un club, et l'école qui les forme est exactement au bon endroit pour le faire.
Une tension dans la source, signalée telle quelle : la même phrase annonce « 3 à 5 sessions d'examen (200 candidats) minimum par mois », ce qui donnerait 2 400 par an. Je retiens le 1 500 que la DPAM énonce comme moyenne, sans trancher l'écart.
La DPAM a ouvert le téléservice TE MITI le 9 juin 2026. Le candidat crée son compte, obtient un numéro NEPF et le transmet à son école. Le titre devient numérique, avec un code à scanner vérifiable en temps réel, en français, en tahitien et en anglais. Le dépôt papier reste possible en parallèle.
Deux conséquences directes. Monter le dossier d'un membre devient une démarche en ligne. Et surtout, vérifier un permis au check-in devient instantané : l'obligation de contrôle que l'article 5 m'impose cesse d'être une contrainte pour devenir une ligne de code.
Le délai est bien plus court que prévu. Le calendrier officiel 2026 donne quarante-huit sessions à Papeete, tous les mercredis. L'examen n'est pas le goulot : le vrai délai vient du certificat médical et de la place en formation. Aucun texte n'impose de durée de formation minimale, ni en théorie ni en pratique, et le format dominant est le week-end. Une école propose même code le mardi matin, conduite l'après-midi et examen le mercredi.
| École | Permis mer côtier | Format |
|---|---|---|
| Anapa Formation | 14 000 à 22 000 | théorie six heures en trois séances, pratique en quatre séances au départ de Taina, formules matin, soir ou flexible |
| Polyn'easy | 24 900 | deux à trois jours, théorie en ligne, pratique sur le lagon |
| Tahiti Trip Fishing | 25 000 à 33 000 | la formule haute inclut les timbres |
| Fluid | 27 000 | timbres en ligne séparée |
| Eleuthera | à partir de 29 000 | un week-end, ou deux demi-journées à la carte |
| Tahiti Iti Diving | 29 000 | une journée, à partir de cinq personnes |
| Marine Tours | 30 000 | le partenaire à appeler en premier cours illimités jusqu'à réussite, dossier géré, et une formule express qui boucle en 48 heures |
Sept autres écoles habilitées ne publient aucun tarif. Sur les dix-huit de la liste officielle, quatorze sont sur Tahiti et Moorea, mais seulement deux à Moorea, et aucune session d'examen n'y est organisée.
L'agrément est étonnamment léger, une simple déclaration annuelle, sans local imposé ni droit d'entrée. C'est le bateau d'examen qui ferme la porte. L'article 4 de l'arrêté sur les examens fixe ses caractéristiques pour le permis côtier, et un jet-ski en rate trois.
| Exigence de l'article 4 | Un jet-ski |
|---|---|
| Moteur d'au moins 20 kW | passe une machine récente fait 45 à 220 kW |
| Longueur d'au moins 4,50 m | échoue les plus grandes font 3,60 m |
| Protection continue contre la chute à l'eau d'au moins 60 cm, mesurée du fond du cockpit | échoue ni cockpit ni garde-corps |
| Dispositif de protection contre les intempéries | échoue |
| Commande de moteur à distance, armement de 5e catégorie de plaisance, mention « navire de formation » au titre de navigation | non, et discutable |
Précision utile, parce que les deux chiffres circulent. L'exigence de « plus de 37 kW et plus de deux tonneaux » existe bien, mais c'est l'article 11, et il ne concerne que le bateau du permis hauturier. Pour le côtier, qui est le titre qui nous intéresse, c'est l'article 4 ci-dessus.
Il faudrait donc acheter un bateau qui ne loue rien, et exercer un second métier.
Ce n'est pas qu'une opinion : aucun club au monde n'a internalisé cet agrément. Les trois qui offrent le permis passent tous par une école partenaire.
Le texte réserve aux écoles déclarées la préparation à l'épreuve pratique dans les eaux maritimes. La frontière tient dans un verbe.
| Acte | Statut |
|---|---|
| Monter le dossier d'inscription d'un membre | rien ne l'interdit le formulaire prévoit même une procuration officielle |
| Acheter et payer ses timbres fiscaux | rien ne l'interdit |
| Offrir des supports de révision, un examen blanc, l'amener à l'examen | rien ne l'interdit |
| Financer son permis, le rembourser, l'offrir | rien ne l'interdit aucun texte n'encadre le financement |
| L'entraîner en mer à la conduite | domaine réservé |
| Se présenter comme bateau-école sans être déclaré | à proscrire usurpation d'une qualité administrative |
Trois clubs de bateaux français offrent le permis, à Montpellier, La Rochelle et Nantes, toujours via une école partenaire, toujours adossé à un engagement de douze mois ou à la formule haute. Aucun club de jet-ski au monde ne le fait, et aucun ne publie de clause de reprise en cas de départ anticipé.
Le seul document contractuel complet trouvé vient d'une ligue d'aviron, et sa mécanique se transpose telle quelle.
| La règle | Ce qu'elle protège |
|---|---|
| Le membre avance, le club rembourse après obtention | On ne sort l'argent que si le permis est obtenu. Un échec ne coûte rien. |
| Le remboursement est étalé sur la durée du pass, environ 2 500 XPF par mois sur douze mois | C'est une clause de reprise qui n'a pas besoin d'être écrite : elle est dans la mécanique. Il part au bout de quatre mois, il a touché 10 000 et le reste s'arrête. |
| Le côtier oui, le hauturier non, et un plafond annuel | Borne le risque budgétaire. |
| L'offre est révocable, et on le dit | Ne pas créer un droit acquis sur une promotion de lancement. |
Sur douze mois, le permis pèse 17 % de la formule semaine, 9 % de la formule week-end et 6 % de la premium. Les clubs français qui le pratiquent sont dans la même fourchette, un à deux mois d'abonnement. La différence tient à ce qu'ici le permis coûte moitié moins cher qu'en métropole alors que les abonnements sont du même ordre.
Ce que ça change vraiment. Le bassin des titulaires cesse d'être une contrainte fixe : chaque permis financé est un client fabriqué, qui n'existait pas, et qui a été fabriqué par nous. C'est le seul levier du dossier qui agrandisse le marché au lieu d'en prendre une part.
Le comité qui bloque Moorea ne peut naître que d'un plan de gestion du lagon. Seules Moorea et Fakarava en ont un approuvé. Tahiti n'en a aucun.
| Lieu | Situation | Verdict |
|---|---|---|
| Faa'a | Aucun plan de gestion du lagon. Un opérateur de jet-ski établi de longue date, aucune tension relevée. Le plus gros bassin de population de Polynésie. | le meilleur terrain |
| Punaauia | Infrastructure déjà en place (Marina Taina, ponton jet-ski), mais le maire a proposé en avril 2026 un plan de gestion sur le modèle de Moorea. | bon, risque montant |
| Paea, Papara, Taravao, Arue, Pirae | Aucune donnée trouvée, ni favorable ni hostile. | à vérifier sur place |
| Mahina | Commune hostile. | écarter |
| Bora Bora | Réserve Popora Rahui, 574 ha, navigation motorisée interdite depuis fin 2025. | blocage sectoriel |
| Moorea | Avis défavorable systématique du comité de gestion à toute nouvelle activité. | fermé |
Le club de jet-ski à abonnement n'est pas une invention. Il tourne aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne, et Sea-Doo le pratique lui-même sous la marque Subscribe 2Ride, ce qui est la meilleure validation possible : le constructeur ne concurrencerait pas ses propres concessionnaires avec un modèle qui ne marche pas.
| Club | Où | Formule | Prix mensuel | En XPF |
|---|---|---|---|---|
| Subscribe 2Ride (Sea-Doo) | États-Unis | abonnement, adhésion 495 à 1 900 $ | 799 à 999 $ | 82 000 à 102 500 |
| Palma Jetski Members Club | Majorque | sessions mensuelles, pas d'illimité | 370 à 455 EUR | 44 200 à 54 300 |
| New Wave Club | Poole, Royaume-Uni | 12 mensualités, adhésion 595 GBP, dépôt 500 GBP | 235 à 295 GBP | 32 600 à 40 800 |
| Sea Rocket Boat & Jet Ski Club | États-Unis | trois niveaux, adhésion 1 499 à 3 499 $ | 350 à 500 $ | 35 900 à 51 300 |
| JetRide | Floride, 15 bases | illimité sur réservation, bateaux et jet-skis | 349 à 399 $ | 35 800 à 41 000 |
| Sandy Hook Boat Club | États-Unis | membre partagé possible pour 150 $ de plus | 280 à 380 $ | 28 700 à 39 000 |
| Akwa Marina PWC Club | New Hampshire | au forfait de saison, sans frais d'adhésion | 2 950 $ la saison | ~50 500 par mois |
| Eastern Watersports | États-Unis, 5 sites | pass annuel, usage illimité | 499 à 849 $ par an | 51 200 à 87 100 par an |
Nos deux formules sont à 15 900 et 28 900 XPF par mois, soit 133 et 242 euros. Le club le moins cher du panel mondial, Sandy Hook, est à 280 dollars, soit environ 241 euros. Nos deux formules sont donc sous le plancher mondial, et non pas au dessus comme je le craignais.
Nuance indispensable : ce qui compte n'est pas le prix absolu mais son poids dans un budget. Rapportées à un salaire minimum polynésien d'environ 200 000 XPF par mois, ces formules pèsent 7 % et 13 %. En Floride, 280 dollars pèsent nettement moins. Le prix est bas pour un club de jet-ski, il reste un vrai effort pour un ménage local.
Cela ne prouve pas que les Polynésiens paieront ce prix : le pouvoir d'achat local n'est pas celui de la Floride ni de Majorque. Mais cela retire l'idée que le tarif serait déraisonnable en soi, et cela laisse une marge de manoeuvre à la hausse si le test de prix le permet.
Le pass de saison plutôt que l'abonnement de douze mois. Akwa Marina et Eastern Watersports vendent un forfait saisonnier, pas un mensuel. C'est exactement la réponse au problème polynésien : la saison nautique dure de mai à octobre, et un abonnement annuel se ferait résilier en saison des pluies. Un pass de saison encaisse d'avance et supprime le risque de résiliation.
La formule à sessions plutôt que l'illimité. Palma Jetski vend un nombre de sorties par mois, pas un accès illimité. Cela protège la flotte de l'usure, rend l'usure prévisible, et permet de servir plus de membres avec le même nombre de machines.
Le trou qui persiste : aucun de ces clubs ne publie son ratio de membres par machine. Notre hypothèse de dix vient du bateau, pas du jet-ski. Or une sortie de jet-ski est plus courte qu'une sortie en bateau, ce qui plaide pour un ratio plus élevé, mais l'usure est plus rapide, ce qui plaide pour l'inverse. C'est une question à poser directement à l'un de ces clubs : un courrier à Akwa Marina ou à New Wave coûte cinq minutes.
C'est la première question que pose n'importe qui : à cinquante pour cinq machines, est-ce que ça ne va pas coincer ? La réponse est oui, mais seulement à un moment précis de la semaine, et c'est ce moment qui dicte toute la grille tarifaire.
| Mesure | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Créneaux par jour et par machine | sorties de deux heures, avec le temps de check-in | 3 |
| Sorties possibles par semaine | 5 machines x 3 créneaux x 7 jours | 105 |
| Demande de 50 membres à deux sorties par mois | 100 sorties par mois | 23 par semaine |
| Taux d'occupation moyen | 22 % | |
| Sorties possibles le week-end seul | 5 machines x 3 créneaux x 2 jours | 30 |
| Si tout le monde veut le week-end | 80 % de la demande sur deux jours | rupture |
En moyenne, la capacité est très largement suffisante. Personne ne veut sortir le mardi à quatorze heures. Tout le monde veut le samedi matin, et le samedi n'offre que quinze créneaux.
Promettre un accès libre à cinquante personnes sur cinq machines, c'est promettre des samedis en rupture et passer ses week-ends à refuser des gens qui payent. Aucun club au monde ne vend un accès week-end illimité au tarif d'entrée. Ils vendent tous un nombre de sessions par mois, avec un quota week-end séparé du quota semaine.
Onze clubs ont été épluchés, règlements et conditions générales en main, dont quatre en jet-ski pur. Trois mécanismes reviennent partout, et un quatrième n'existe nulle part.
| Club | Créneau | Réservations en cours | Quota | Absence non prévenue |
|---|---|---|---|---|
| Palma Jetski, Majorque jet-ski pur | 4 créneaux fixes de 3 h | 2 maximum | 2 week-end par mois, quel que soit le palier | non publié |
| New Wave, Angleterre jet-ski pur | créneaux de 4 h | non publié | 2 week-end + 4 semaine par mois | non publié |
| Akwa Marina, New Hampshire jet-ski pur | 4 créneaux de 2 h, chaînables | 4 glissantes | illimité, forfait saison | non publié |
| Freedom Boat Club 400 clubs, bateaux | demi-journée | 4 glissantes, jusqu'à 6 mois | selon le franchisé | 50 $ chez le franchisé de Tampa |
| Carefree et JetRide | demi-journée | 1 par créneau | selon le palier payé | 100 $, 60 min de grâce |
Ce qui n'existe nulle part : la file d'attente et l'ancienneté. Aucun de ces clubs n'accorde de priorité à un membre parce qu'il est là depuis plus longtemps, et aucun ne fait de tirage au sort. La seule « priorité » du secteur, c'est le palier tarifaire payé. Tout le reste est régulé par deux nombres : combien de réservations on peut avoir en cours, et combien de créneaux week-end par mois.
| Règle | Le chiffre | Pourquoi celui-là |
|---|---|---|
| Durée d'un créneau | 3 h | C'est la durée de Majorque, le seul club jet-ski pur qui publie la sienne. Trois créneaux par jour et par machine, check-in compris. |
| Réservations en cours | 2 | La règle la plus serrée du secteur, et la bonne ici : à quatre, un membre motivé bloque une grosse part du calendrier de la saison dès l'inscription. Elle se renouvelle dès qu'une sortie est consommée. |
| Créneaux week-end | 2 / mois | Deux clubs jet-ski indépendants tombent sur le même chiffre, et Majorque le maintient à 2 même sur son palier haut où tout le reste double. C'est le seuil stable du métier. |
| Ouverture du calendrier | 30 à 60 j | Pas six mois. Sur cinq machines, un horizon long fige le planning trop tôt et empêche de suivre la météo, contrainte bien plus forte ici qu'en marina abritée. |
| Annulation | 24 h | Gratuite au-delà, créneau perdu en deçà. Deux clubs convergent sur ce seuil. Inutile de compliquer pour cinq machines. |
| Absence non prévenue | 10 000 XPF | Entre les 5 500 de Tampa et les 11 000 de Carefree, prélevés sur le moyen de paiement enregistré, 30 minutes de grâce. Un créneau raté prive deux autres membres, il ne peut pas être gratuit. |
| Priorité | aucune | Premier arrivé, premier servi. Inventer une file d'attente serait une nouveauté que personne n'a testée, et le quota fait déjà le travail. |
Il faut le dire franchement, parce que toute l'économie repose dessus. Aucun club de jet-ski au monde ne publie son ratio de membres par machine. Ni Majorque, ni l'Angleterre, ni le New Hampshire, ni aucun des quatre clubs jet-ski purs examinés. Ils ne communiquent qu'en langage vague, « on ne survend jamais une session ».
Le 10 pour 1 vient du bateau : c'est le repère générique du secteur, et il se recoupe en divisant les chiffres publics de Freedom Boat Club, 60 000 adhésions pour 6 000 bateaux. Un concurrent revendique de se tenir sous 8 pour 1 et accuse le marché d'être à 12 ou 15, mais c'est un argument de vente.
Ce que ça change concrètement : on part à 10 pour 1 faute de mieux, et on audite le remplissage chaque mois dès le premier jour. Si plus de 90 % des créneaux week-end sont pris une semaine à l'avance, on gèle les inscriptions avant d'atteindre cinquante. C'est exactement la pratique affichée par le club le plus prudent du secteur, et ça vaut mieux que de faire confiance à un chiffre emprunté à un autre métier.
Toute cette mécanique est un logiciel de réservation avec des quotas et des créneaux. C'est exactement mon métier, et c'est ce qu'aucun autre loueur de la place ne saura construire.
C'est le paramètre le plus structurant du dossier, et il ne saute pas aux yeux : selon l'option retenue, le coût annuel du lieu va de zéro à près de cinq millions de francs. Sur une marge de sept millions, ce n'est pas un détail de mise en oeuvre, c'est ce qui décide si le modèle tient.
| Option | Coût | Ce que ça implique |
|---|---|---|
| Sans base fixe véhicule et remorque |
2 000 000 à 3 800 000 une seule fois |
recommandé Aucun loyer. Le Titre II de l'arrêté, celui de la location, n'exige ni bail ni siège fixe, contrairement au régime du convoi. Je livre, je fais le check-in sur place, je remballe. |
| Slipway de Taapuna Punaauia |
quasi gratuit à l'usage |
à confirmer Premier slipway communal de Polynésie, 203 millions XPF financés par la commune en 2021. C'est la seule rampe publique documentée sur toute la côte ouest, de Papeete à Papara. |
| Local de stockage, Papeete | 320 000 par mois | 297 m², soit 1 077 XPF le mètre carré. Annonce réelle relevée. 3 840 000 XPF par an. |
| Local bord de route, Faa'a | 400 000 par mois | 110 m². Plus cher au mètre carré. 4 800 000 XPF par an, soit les deux tiers de la marge. |
| Marina Taina | 5 500 par mois | refusée le 08/09/2026 Accès véhicule, remorque et plan incliné, hors taxes, pour toute la flotte, soit 66 000 XPF par an. Gérée depuis décembre 2025 par un délégataire désigné pour six ans. Le délégataire a refusé notre demande le 8 septembre 2026 : site saturé, et sa formule à 5 500 XPF est « strictement réservée à un usage de plaisance privatif et individuel ». Le ponton dédié aux jet-skis reste à 17 500 par machine et par mois. Deux clauses à lever par un appel : les rampes sont réservées aux abonnés, et une activité commerciale exige un contrat validé par le port. |
Peut-on exercer une activité commerciale depuis une rampe de mise à l'eau publique ? Le principe de non gratuité de toute occupation commerciale du domaine public s'applique par défaut, et aucune exemption écrite n'a été trouvée pour un simple usage sans installation.
Si la réponse est oui, le modèle sans base fixe fonctionne et le coût du lieu tombe à zéro. Si elle est non, il faut négocier une redevance, site par site. Cela se tranche par écrit auprès de la mairie de Punaauia et de la direction des affaires foncières, et cela vaut plus que n'importe quelle comparaison de loyers.
Corrigeons une idée trop rapide : livrer les machines supprime le bail au bord de l'eau, pas le besoin d'un point de mise à l'eau. Le modèle existe et fonctionne, avec une dizaine d'opérateurs identifiés aux États-Unis et en Australie. Mais il remplace un loyer par des autorisations à négocier site par site, un entrepôt, des remorques et la même assurance.
Bonne nouvelle en revanche : chez eux, la livraison se vend plus cher, de une fois et demie à deux fois le tarif sur place, ou 250 dollars aller-retour par machine. Ce n'est pas un coût à absorber, c'est une ligne de revenu.
C'était le dernier trou du dossier. La réponse est tombée le 8 septembre 2026, et elle est négative.
Le guide des tarifs du port autonome contient une ligne que personne ne regarde : 5 500 XPF hors taxes par mois pour l'accès véhicule et remorque et l'usage du plan incliné, réservé aux clients non contractuels de la marina Taina. Cela faisait 66 000 XPF par an pour les cinq machines. Ce chiffre est mort.
Réponse écrite du maître de port, 8 septembre 2026. Deux motifs. Le site accueille déjà trois restaurants, deux centres de plongée, dix prestataires de loisirs et un club d'aviron ; les parkings et les zones de manœuvre sont « d'ores et déjà saturés », et des véhicules avec remorque en récurrent y créeraient « des conflits d'usage majeurs ». Et surtout : « notre formule d'abonnement à 5 500 CFP par mois est strictement réservée à un usage de plaisance privatif et individuel ».
C'est exactement la clause que ce dossier avait repérée au règlement intérieur, celle qu'il fallait faire lever. Elle ne se lève pas : ce n'est pas une appréciation, c'est la définition du tarif.
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas. L'économie tient encore : même en payant le ponton dédié à 17 500 XPF par machine et par mois, soit 1 050 000 par an, la marge resterait autour de 3,7 millions. Ce n'est pas le prix qui bloque. C'est qu'il n'y a plus de lieu, et sans lieu il n'y a pas de club tel qu'il était conçu, sauf à laisser le membre emporter la machine, quelle que soit la réponse des affaires maritimes.
Deux pistes restent ouvertes. La rampe publique du parc de Taapuna à Punaauia, seul slipway communal de Polynésie, quasi gratuit à l'usage, mais qui suppose une mise en concurrence et sur laquelle la commune n'a pas encore été contactée. Et le port autonome de Papeete, propriétaire du site de Taina, qui a accusé réception le 7 septembre et transmis la demande à son service du domaine et à son service exploitation.
J'écrivais que la délégation de gestion avait été annulée par le juge des référés en octobre 2025 et que personne n'avait été désigné depuis. C'est faux. Le contrat de délégation des marinas de Taina, Papeete et Vaiare a été attribué pour six ans à Marina Taina Services par délibération du 15 décembre 2025, et le guide des tarifs de février 2026 écrit que la marina est « liée par une concession de service public, gérée par une société privée ». La gestion n'est plus en suspens.
Le prix n'était pas le sujet. Deux phrases du règlement l'étaient. L'une est retombée sur nous en refus, l'autre attend encore.
| La clause | Ce qu'elle change |
|---|---|
| Le règlement intérieur réserve les rampes « strictement aux abonnés » | tranchée le 08/09/2026 Le délégataire répond que sa formule à 5 500 francs est « strictement réservée à un usage de plaisance privatif et individuel ». Le tarif non contractuel et l'accès commercial ne sont effectivement pas le même produit, et le second n'existe pas pour nous. |
| Toute prestation commerciale sur le site exige un contrat avec Marina Services, préalablement validé par le port autonome | en attente Le délégataire ayant refusé, seul le port peut encore rouvrir le site, dont il est propriétaire. Il a accusé réception le 7 septembre et transmis au service du domaine. |
Vérifié par trois méthodes indépendantes : le site de la commune et le registre complet de ses délibérations, une requête cartographique sur toute l'île, et une recherche documentaire. Le seul accès à l'eau de Faa'a est privé : la base nautique de l'hôtel, d'où opère déjà l'unique loueur de jet-ski identifié de la commune.
C'est une ironie utile à connaître : l'endroit le plus ouvert réglementairement est celui qui n'a pas d'infrastructure. Faa'a reste le meilleur terrain pour exercer, mais la mise à l'eau se fera ailleurs, à Punaauia.
Le cahier des charges des roulottes du parc de Taapuna fixe une autorisation d'occupation communale à 480 000 XPF par an pour 120 m², soit 4 000 XPF le mètre carré et par an. Mais l'attribution passe par une mise en concurrence obligatoire, et la base nautique du parc a déjà été attribuée par cette voie. On ne peut donc pas s'y installer : on peut candidater, ou provoquer la consultation.
La délibération qui encadre le motonautisme prévoit la création, par arrêté en conseil des ministres, de zones d'initiation ou d'entraînement au motonautisme, avec leurs modalités d'occupation. C'est taillé pour un club de jet-ski, et ça n'a jamais été demandé sur la côte ouest. C'est une piste longue, mais elle existe et elle est écrite.
Une contradiction de l'administration, à connaître avant un contrôle. La direction des affaires maritimes écrit sur une page que la limite de cinq nœuds s'applique à moins de 300 mètres du rivage, et sur une autre à moins de 70 mètres. Le texte, lui, dit 70 mètres. En cas de doute, c'est le texte qui compte, et c'est la version la plus permissive.
Cinq machines à dix membres par machine demandent cinquante membres. Sur trente mille titulaires du permis aux Îles du Vent, cela représente moins de deux personnes sur mille. Ce ratio est emprunté au bateau et audité tous les mois, pour la raison expliquée plus haut.
| Formule | Par mois | Ce que le membre obtient |
|---|---|---|
| Semaine | 15 900 | six sorties de trois heures par mois, du lundi au vendredi, plus une le week-end |
| Week-end | 28 900 | six sorties de trois heures par mois, dont trois en week-end |
| Premium | 42 900 | accès aux machines haut de gamme, priorité de réservation, six sorties de trois heures par mois, dont trois en week-end |
| Caution, remboursable | 50 000 | couvre la casse, et donne de la trésorerie sans être perçue comme un prix |
La formule premium existe pour une raison précise : une machine haut de gamme se loue plus cher qu'une machine d'entrée de gamme, donc elle finance les autres. Elle reste très en dessous du marché mondial, où l'offre de Sea-Doo tourne autour de 82 000 à 102 500 XPF par mois.
Il n'y a pas de droit d'entrée. Les cent mille francs envisagés au départ étaient le premier frein du projet : la moitié d'un salaire minimum avant la première sortie. Les deux clubs américains les plus aboutis, Akwa Marina et Eastern Watersports, n'en demandent aucun. La caution donne la même avance de trésorerie sans fermer la porte.
Payer six ou douze mois d'avance, en rendant le paiement au mois plus cher que la même durée en pass, c'est la bonne intuition. Elle vaut ici plus qu'ailleurs, et pour une raison que le calendrier impose : la saison nautique va de mai à octobre. Un pass de six mois, c'est exactement la saison. Un pass de douze mois fait payer l'hiver au moment où le membre a envie de rouler, pas au moment où il pleut.
| Formule | Au mois | Pass saison, 6 mois -10 % | Pass année, 12 mois -18 % |
|---|---|---|---|
| Semaine | 15 900 | 85 900 | 156 500 |
| Week-end | 28 900 | 156 100 | 284 400 |
| Premium | 42 900 | 231 700 | 422 100 |
La décote de 10 à 18 % vient des deux secteurs qui pratiquent ça depuis trente ans, les salles de sport, entre 15 et 25 %, et les box de stockage, entre 10 et 20 %. Le nautique, lui, est timide : le club anglais ne donne que 5 %, ce qui ne décide personne. Un club américain va jusqu'à 20 % mais sur deux ans.
Le simulateur donne l'optimum, et il n'est pas là où on l'attend : la trésorerie à trois ans est la meilleure autour de la moitié des membres en pass, 23 millions, contre 20 si personne n'en prend et 19,6 si tout le monde en prend. Au-delà de la moitié, la remise coûte plus que ce que la rétention rapporte. Un pass proposé, pas imposé.
Ce que ça rapporte n'est pas la remise, c'est la rétention. Sur les abonnements en général, l'engagement annuel retient environ 92 % des clients à douze mois contre 68 % au mensuel. L'essentiel de l'écart ne vient même pas de la fidélité : il vient des cartes bancaires qui échouent onze fois de moins.
Deux réserves, et elles sont réelles. Aucun club nautique au monde ne rend son mensuel volontairement plus cher que le prorata du pass. Ils décotent le long, sans punir le court. Je serais sur un terrain que le métier n'a pas testé, emprunté à la salle de sport. Ce n'est pas une raison de renoncer, c'est une raison de ne pas prétendre qu'un précédent existe.
Et encaisser six à douze mois d'avance crée une dette envers le membre. Plusieurs législations imposent aux clubs de loisir de placer ces sommes sur un compte séparé au-delà de trois mois encaissés, précisément parce que le client porte le risque de faillite. Le point n'a pas été vérifié pour la Polynésie. La règle de prudence, elle, ne dépend d'aucun texte : l'argent d'un pass n'est pas de la trésorerie, c'est du service encore dû.
Le forfait de 600 000 XPF par machine et par an que portait ce dossier ne tient pas. Une reconstitution poste par poste, avec les tarifs de main d'œuvre polynésiens publiés et le coût réel de l'import des pièces, donne une charge qui n'est pas un forfait mais une fonction des heures moteur : environ 150 000 XPF à 150 heures, 256 000 à 300 heures, 390 000 à 500 heures. Et le stockage, que j'avais glissé dans le même forfait, coûte à lui seul autant que l'entretien.
La marge de l'année 1 passe de 7,3 à 4,8 millions. Elle reste largement positive, et le retour sur la mise reste de douze mois.
| Ligne | XPF par an | Note |
|---|---|---|
| Abonnements semaine, 25 à 15 900 | +4 340 700 | |
| Abonnements week-end, 25 à 28 900 | +7 889 700 | le récurrent, l'actif réel |
| Entretien et casse, à 702 heures par machine | -2 682 000 | vidanges en interne, atelier pour la technique, provision de casse comprise |
| Stockage à sec, entrepôt en zone d'activité | -1 235 000 | 75 m² à 1 375 XPF le mètre carré. De 45 000 à 3 270 000 selon le lieu, voir plus bas. |
| Assurance | -1 030 000 | hypothèse aucun devis n'existe, c'est le repère américain bas |
| Gestion, comptable, banque | -300 000 | |
| Carburant | 0 | à la charge du membre |
| Marge brute | 6 983 400 | avant usure de la flotte |
| Décote de la flotte, première année | -2 189 000 | à refaire en heures 22 % par an sur cinq machines neuves |
| Marge réelle, année 1 | 4 794 400 | retour sur la mise en 20 mois |
| Cautions encaissées, 50 x 50 000 | +2 500 000 | trésorerie, pas du revenu : c'est remboursable. Et ce montant est contesté, voir plus bas. |
C'est la découverte la plus rentable de cette recherche. Cinq machines sur remorque demandent environ 75 m². Le prix du mètre carré varie d'un facteur quarante selon l'endroit.
| Où | Par machine et par an | Ce que ça vaut |
|---|---|---|
| Terre-plein du port autonome, zone non construite | 9 000 | le moins cher du marché 600 XPF le mètre carré et par an au tarif officiel. Suppose une occupation du domaine public, à confirmer. |
| Place sur remorque avec contrat, marina Taina | 132 264 | tarif officiel, 5 500 XPF hors taxes par mois |
| Entrepôt en zone d'activité | 198 000 à 297 000 | l'hypothèse retenue 1 000 à 1 650 XPF le mètre carré et par mois, quatre annonces concordantes |
| Port à sec avec contrat | 203 400 | incompatible quatre mouvements d'élévateur par mois, puis 3 300 XPF l'unité et le double le dimanche. Trois créneaux par jour en demandent jusqu'à quatre-vingt-dix. |
| Ponton dédié aux jet-skis, marina Taina | 237 300 | 17 500 XPF hors taxes par mois, tarif officiel du port |
| Local commercial en bord de route à Faa'a | 654 480 | le pire arbitrage payer la vitrine commerciale pour y ranger des remorques coûte trois fois et demie le prix d'un entrepôt |
Entre le terre-plein du port et le local de Faa'a, l'écart sur cinq machines est de 3,2 millions par an, soit plus de la moitié de la marge. C'est le premier arbitrage à faire, et il se joue avant l'achat des machines.
La caution de 50 000 XPF est trop basse, et elle échoue à trois tests. Elle est au bas de la fourchette américaine, elle représente 2 à 3 % de la valeur de la machine quand la norme du secteur est de 10 à 25 %, et elle couvre à peine un incident banal : une coque percée coûte 38 000 à 75 000 XPF réparée à Tahiti, une turbine avec sa bague 42 000 à 48 000, un moteur noyé entre 470 000 et 600 000.
La sortie n'est probablement pas de monter le montant, qui freinerait l'adhésion, mais de changer d'architecture : une empreinte bancaire non encaissée sur un montant élevé, plutôt qu'un encaissement réel sur un montant faible. Attention à la conséquence : les 2 500 000 XPF de trésorerie que les cautions apportaient au plan de financement disparaissent alors.
La décote est calculée en années, elle devrait l'être en heures. À 702 heures après une saison, une machine neuve a déjà franchi le seuil que le marché de l'occasion considère comme élevé. Ce n'est plus « une machine d'un an ». Le chiffre attend la recherche sur le marché local, qui tourne encore.
Le carburant qui dévorait 33 000 XPF par sortie dans le modèle touristique sort du compte : dans un club, c'est le membre qui fait le plein. À lui seul, ce basculement change la nature du business.
Les grilles tarifaires de deux concessionnaires polynésiens ont été extraites, et cinquante-six annonces réelles d'occasion reconstituées sur sept saisons. Mes deux chiffres étaient faux, et ils s'annulaient : le neuf était surestimé de 810 000 XPF par machine, l'occasion sous-estimée de 600 000. Le total avait l'air juste pour deux mauvaises raisons.
Et j'avais oublié les remorques. Ce sont elles qui font basculer.
| Poste | Ce que je disais | Le prix relevé | Source |
|---|---|---|---|
| Machine neuve d'entrée de gamme | 2 800 000 | 1 990 000 | Kawasaki STX 160X, grille tarifaire du concessionnaire d'Arue. Yamaha VX-EU à 2 450 000. |
| Machine d'occasion | 1 100 000 | 1 700 000 | médiane de 56 annonces réelles de 2019 à 2026. Les 1 100 000 sont le premier quartile, c'est-à-dire les épaves. |
| Remorque | oubliée | 115 000 à 500 000 | de deux annonces de particuliers au pack du concessionnaire. Immatriculation seulement au-delà de 750 kg, et 1 200 XPF. |
| Montage | Dépense | Aide AEPE | À financer |
|---|---|---|---|
| Cinq machines d'occasion | 9 500 000 | 0 | 9 500 000 |
| Deux neuves et trois d'occasion | 10 080 000 | 1 715 000 | 8 365 000 |
| Cinq machines neuves | 10 950 000 | 3 000 000 | 7 950 000 |
C'est le renversement le plus utile de cette recherche. L'aide porte sur le neuf et sur les dépenses hors taxes, plafonnée à trois millions. Avec deux machines neuves, on ne touche que 1 715 000. Avec cinq, on sature le plafond et on touche les trois millions.
Résultat : passer de deux neuves à cinq coûte 870 000 XPF de plus, mais rapporte 1 285 000 d'aide en plus. Il faut donc trouver 415 000 XPF de moins, et on remplace au passage trois machines dont la médiane du marché achète du dix à quinze ans d'âge par trois machines neuves sous garantie, remorques comprises.
Dans une activité qui fait 702 heures moteur par machine et par saison, en eau salée, c'est l'arbitrage le plus rentable du dossier.
Une question à faire trancher par un comptable, et elle vaut un million et demi. Si le club récupère la TVA à 16 %, le montage tout neuf tombe de 10 950 000 TTC à environ 9 440 000 hors taxes. Mais dans ce cas il doit aussi facturer la TVA sur les abonnements, ce qui lui reprend d'un côté ce qu'il gagne de l'autre. Les deux effets ne se compensent pas mécaniquement. Je ne le modélise pas tant que ce n'est pas tranché.
N'importez pas. Le meilleur import possible, depuis la Nouvelle-Zélande, revient à environ 2 290 000 XPF rendu à Papeete : 15 % plus cher que le Kawasaki neuf acheté à Arue, sans garantie locale et avec un risque documenté de refus d'immatriculation. La seule exception serait d'aller chercher un modèle conçu pour la location que le réseau polynésien ne distribue pas.
Le vrai risque n'est pas la décote, c'est de ne pas trouver d'acheteur. Au 1er septembre 2026, quatre plateformes d'annonces polynésiennes affichaient zéro annonce de jet-ski, et la cinquième en écoule environ neuf par an. Revendre cinq machines d'un coup sur ce marché n'a rien d'évident, et c'est ce qui rend la valeur de revente de la flotte incertaine.
Les deux prix sont des hypothèses. Aucun comparable polynésien n'existe puisque le marché n'existe pas. Toute l'économie ci-dessus repose dessus, et c'est ce que le test sert à mesurer. Repère utile : rapportés à un salaire minimum d'environ 200 000 XPF par mois, 15 900 pèsent 7 % d'un SMIG et 28 900 en pèsent 13 %.
La saison nautique va de mai à octobre. L'usage chute en saison des pluies, et un abonnement mensuel se résilie en novembre. C'est ce que le pass saison corrige : il fait payer les six mois utiles d'un bloc, avant qu'ils commencent. Reste que ce report ne s'invente pas, il se vend, et personne ne l'a encore acheté ici.
C'est la solution la plus simple au problème le plus courant de ce genre de projet : comment profiter de son matériel sans se mettre en faute.
Les machines haut de gamme sont dans la flotte, pas à côté. Mon associé et moi prenons un abonnement premium comme n'importe quel membre, avec la priorité de réservation qui va avec.
Résultat : je roule sur la belle machine quand je veux, elle est subventionnable et amortissable puisqu'elle est vraiment exploitée, elle rapporte quand je ne suis pas dessus, et l'argent de mon abonnement rentre dans ma propre société. Il ne sort pas de mon patrimoine, il change de poche.
Parce que trois choses se retournent contre moi en même temps.
| Si la machine est achetée par la société mais jamais louée | Ce qui arrive |
|---|---|
| L'aide AEPE finance des équipements professionnels | Le texte prévoit le remboursement total si l'aide est utilisée à d'autres fins que celles déclarées. |
| Un bien de société utilisé à titre privé | Le fisc considère que la société fait un cadeau à son dirigeant. Il faut le déclarer comme un revenu, et la machine peut cesser d'être déduite des bénéfices. |
| L'assurance est souscrite en usage commercial | Une machine assurée pour un usage et utilisée pour un autre, c'est la garantie qui tombe le jour de l'accident. |
La machine « de rechange » qui dort ne rapporte rien, coûte de l'assurance, et fragilise tout le dossier. La même machine en formule premium fait exactement l'inverse.
| Quand je sors | Ce que ça prend | Coût réel |
|---|---|---|
| En semaine | Un créneau sur les 60 % qui restent vides | zéro La machine est là, l'assurance est payée, personne ne la voulait. |
| Le week-end | Un créneau sur les 30 du samedi et dimanche | mon abonnement le paye J'occupe une place que j'ai achetée, comme les autres. |
| Avec des amis | Autant de créneaux que de machines sorties | à cadrer Prévoir des places invitées dans la formule premium plutôt que de les prendre en douce. |
Faire approuver mon abonnement par Manutea, sans voter moi-même. Quand une société signe un contrat avec son propre dirigeant, la loi impose que les autres associés le votent, et que l'intéressé ne vote pas. Dix minutes une fois. C'est ce qui fait la différence entre un usage transparent et un abus de biens sociaux, dont le seuil n'est pas un montant mais la mauvaise foi : un usage ponctuel suffit déjà si la société s'appauvrit en silence.
Tenir le carnet. Chaque sortie personnelle est réservée dans le logiciel comme celle d'un membre, au même tarif. C'est la trace qui prouve que la société n'a rien perdu.
Un point pour le comptable, et un seul : payer un abonnement à sa propre société augmente son résultat imposable, alors que déclarer un avantage en nature déplace l'imposition sur moi. Les deux voies sont propres, l'une coûte moins que l'autre selon les montants.
Le vrai luxe reste le même : avec cinq machines, je sors à cinq. Un propriétaire de jet-ski sort seul, ou paye la location pour ses amis.
L'idée était simple : Manutea sur le terrain, moi au back-office, et la responsabilité qui suit celui qui est sur l'eau. Le partage des tâches est bon. Le transfert de responsabilité, lui, ne fonctionne pas comme ça, et il vaut mieux le savoir maintenant qu'après.
On ne transfère pas sa responsabilité pénale par contrat. Ce qui se délègue, ce sont des pouvoirs sur un périmètre opérationnel, et une délégation n'est efficace que s'il existe une organisation hiérarchique réelle et un délégataire compétent, doté de l'autorité et des moyens d'agir. Entre deux associés qui n'ont aucun lien de subordination, cette organisation n'existe pas.
Et même en admettant l'inverse, Manutea est infirmier salarié ailleurs : il ne peut pas exercer un contrôle réel sur des départs auxquels il n'assiste pas la plupart du temps. On lui ferait porter un risque pénal sans lui donner la main pour s'en protéger. C'est le déplacer, pas le réduire.
| Ce qu'on voulait faire | Ce qui tient réellement |
|---|---|
| Moi associé sans titre, donc hors du champ | ne tient pas Développer le logiciel, porter le marketing, gérer les clients et décider au quotidien, c'est le portrait exact du dirigeant de fait, avec les mêmes peines que le gérant en titre. Pire : un back-office laisse les preuves les plus faciles à produire, les journaux, les comptes, les mails. |
| Manutea gérant en titre, moi à l'abri derrière | ne tient pas Un juge cherche qui décidait vraiment, pas ce qui est écrit au registre. Je reste exposé, et lui aussi. |
| Moi gérant, assumé | la voie propre Coût zéro, et ça ferme la porte au procès du « montage ». Le sujet devient alors : comment limiter la responsabilité de celui qui gère, ce que traite la section suivante. |
| Un salarié à qui déléguer la sécurité | quand il y aura du volume Un chef de base réellement embauché, compétent, avec le pouvoir d'annuler une sortie et les moyens de contrôler : c'est le seul destinataire valable d'une délégation. À cinq machines et un check-in par sortie, ce poste n'existe pas encore. |
Rien de tout cela n'invalide votre répartition. Elle change simplement de nature : ce n'est pas un partage de responsabilité juridique, c'est un partage de travail et de capital.
| Moi | Manutea | |
|---|---|---|
| Statut | gérant, ou président | associé apporteur, sans fonction de direction |
| Ce qu'il fait | réservations, logiciel, adhésions, comptabilité, relation membres | présence terrain, check-in, entretien avec son père mécanicien, solidité du dossier bancaire |
| Son exposition | complète, assumée, et couverte par ce qui suit | limitée à son apport, tant qu'il ne se met pas à diriger. C'est le seul point à surveiller : s'il commence à arbitrer les prix, les investissements et les embauches, il devient dirigeant de fait à son tour. |
Le vrai apport de Manutea au dossier n'est pas juridique. C'est un atelier dans la famille sur un métier où la panne coûte une journée de location, et un profil salarié stable en face d'un banquier. Ça, personne ne peut te le remplacer.
Trois couches, et une seule est gratuite. Aucune ne s'appelle « clause de non-responsabilité ».
La loi du pays du 11 août 2016 sur la protection des consommateurs, et l'arrêté qui la précise, rendent non écrites les clauses qui suppriment ou réduisent le droit à réparation du client. Le papier signé « je renonce à tout recours » ne vaut rien. Le contrat, lui, reste valable : c'est seulement la clause qui tombe.
Ce qui te défend le jour de l'accident, ce n'est pas une clause, c'est de démontrer que j'ai fait ce qu'il fallait. Or le logiciel de réservation produit cette preuve tout seul, à chaque sortie, sans que personne y pense.
| La preuve à constituer | Qui la produit |
|---|---|
| La déclaration signée du locataire, exigée par l'article 5 de l'arrêté | signature sur l'écran au check-in, horodatée, contresignée |
| Le permis mer en cours de validité | photo de la pièce, une fois, rattachée à l'adhésion |
| L'état de la machine au départ et au retour | photos horodatées, faites en trente secondes |
| Le briefing sécurité, ce qui a été dit et à qui | case cochée nommément, avec l'heure |
| L'entretien de la flotte | carnet par machine, alimenté par l'atelier |
Un loueur qui sort ces cinq pièces devant un juge n'est plus dans la même position que celui qui n'a qu'un contrat papier signé à la va-vite. C'est l'avantage réel de faire ça avec un logiciel plutôt qu'un carnet.
Le contrat plaisance grand public ne couvre pas la location, et c'est écrit noir sur blanc. Les conditions générales d'un grand assureur, lues en entier, excluent « les dommages résultant de la location ou de l'utilisation rémunérée, même occasionnelle » du bateau assuré. Et l'extension jet-ski qui existe ne couvre que les randonnées accompagnées : elle dit expressément que « le jet-ski loué » n'est pas couvert. C'est exactement l'inverse de notre régime.
Il faut donc un contrat de responsabilité civile professionnelle d'exploitation nautique, chez un courtier spécialisé et pas au rayon plaisance d'un généraliste. C'est aussi la pièce que l'article 4 de l'arrêté exige au dossier d'agrément : sans elle, pas d'autorisation.
| Ce qui est assurable | Ce qui ne l'est jamais |
|---|---|
| La responsabilité envers les tiers, les conducteurs et les passagers loués | L'amende pénale elle-même, quelle que soit la police |
| Les dommages à la flotte, vol, incendie, avarie | La faute intentionnelle |
| L'accident corporel du client, même s'il est responsable | Une sortie en zone interdite, ou sans permis valable |
| Les frais d'avocat, en civil comme en pénal | Une exploitation sans agrément valide, qui fait tomber la garantie |
Le budget assurance est le trou le plus sérieux de ce dossier. Aucun devis réel pour cinq machines en location commerciale en Polynésie n'a pu être trouvé, et deux recherches indépendantes ont échoué. Les prix affichés en ligne, entre 80 et 600 € par an, concernent des jet-skis privés et ne s'appliquent pas ici. Un ordre de grandeur de 120 000 à 350 000 XPF par an circule sans être vérifiable. C'est un appel à passer, pas un chiffre à inscrire.
Elle ne protège de rien au pénal. La responsabilité pénale est personnelle et ne se déplace jamais vers une structure. La forme règle la gouvernance, le régime social et le coût, rien d'autre.
| SARL | SAS | |
|---|---|---|
| Capital minimum | libre en principe à confirmer localement | 200 000 XPF depuis la loi du pays du 7 septembre 2021, contre 4 415 274 avant |
| Régime social du dirigeant | gérant majoritaire au régime des non-salariés, 9,84 % | président au régime général des salariés, depuis 2021 seulement en Polynésie |
| Souplesse | cadre légal rigide, mais standard et lisible pour une banque | gouvernance sur mesure, utile si un investisseur entre plus tard |
| Rédaction | peu coûteuse | honoraires plus élevés |
Point à connaître parce qu'il piège les conseils venus de métropole : jusqu'en 2021, le président de SAS cotisait en Polynésie au régime des non-salariés, à l'inverse de la métropole, par simple absence de texte. C'est corrigé depuis. Un conseil qui raisonne sur des habitudes métropolitaines antérieures se trompera.
Séparer la propriété des machines de leur exploitation, en deux sociétés, est un montage classique. Il est disproportionné ici : deux comptabilités, deux liasses, deux fois les frais, pour protéger un actif encore modeste, et aucun effet sur le risque pénal qui est le vrai sujet. À revoir quand la flotte grossira.
| Dispositif | Ce qu'il donne | Statut |
|---|---|---|
| AEPE, DGAE | 50 % des dépenses hors taxes, plafond 3 000 000 XPF, versée en totalité dès la publication de l'arrêté d'attribution, puis douze mois pour justifier les achats | éligible, neuf seulement Seule dépense non éligible selon le texte : celle engagée avant le dépôt. Ne rien acheter avant. |
| SOFIDEP, prêt PACE | 1 à 5 M XPF, taux 2 %, sur 1 à 7 ans, sans frais de dossier, et rien à rembourser pendant les 24 premiers mois. Demande 10 % d'argent personnel. | éligible |
| Initiative Polynésie | prêt d'honneur à 0 %, sert d'apport personnel | éligible |
| SOGEFOM | garantit 80 % du crédit en création | éligible |
| AIJD | 30 % des investissements TTC, plafond 6 M XPF | sous conditions moins de 35 ans et diplôme bac+5 en rapport |
| Défiscalisation locale | 30 à 40 % de la base éligible | probablement exclu les secteurs listés visent les bateaux sous licence par navire, jamais le VNM |
Ce que la brochure AEPE 2026 exige, relu le 14 septembre. La société immatriculée et son RIB, les devis, une attestation de financement bancaire ou de fonds propres, un document justifiant le droit d'exploiter le local occupé (bail commercial, titre de propriété ou équivalent), un compte de résultat prévisionnel, et l'autorisation nécessaire à l'activité. Les critères d'attribution comptent aussi la création d'emplois, où nous sommes faibles. D'où un ordre imposé : un lieu, l'agrément des affaires maritimes, la banque, puis l'aide. Même le modèle où le membre emporte la machine a besoin au minimum du bail de l'entrepôt.
Correction sur la douane. J'avais écrit que le jet-ski tombait dans la position résiduelle 8903.99.90 sans taxe de développement local. C'est faux : un renvoi du tarif l'envoie en 8903 31 00, avec une taxe de développement local de 20 %. Le total reste de l'ordre de 28 à 29 % de la valeur en douane, mais la décomposition change, et la contribution de solidarité de 1 % a disparu du tarif 2025. Cela ne change rien à la conclusion, puisque de toute façon il ne faut pas importer.
Une seule chose n'est pas prouvée, et c'est la plus importante : le prix que les gens accepteraient de payer. Personne n'a jamais vendu ça en Polynésie, donc aucun comparable n'existe. L'absence d'offre ne prouve pas la demande, elle prouve seulement que personne n'a essayé.
Cela se teste sans acheter une seule machine : une page qui présente le club et ses tarifs, de la publicité ciblée sur les Îles du Vent, et on mesure les pré-inscriptions réelles à plusieurs niveaux de prix.
Le seuil est arithmétique : il faut cinquante membres. Si une campagne sérieuse n'en rassemble pas une dizaine en intention déclarée, le marché a répondu, et la réponse aura coûté une page web au lieu de neuf millions de francs.
Le projet de départ, et les pistes explorées puis détruites. Elles restent ici pour qu'on ne les repropose pas.
Avant de s'en tenir au club, cinq concepts ont été produits par trois penseurs travaillant sous contraintes volontairement incompatibles, puis soumis à deux destructeurs indépendants : un investisseur chargé de trouver la faille fatale et de calculer la taille réelle du marché, et un juriste polynésien chargé de vérifier la légalité des montages. Aucun n'a survécu.
| Piste | L'idée | Ce qui l'a tuée |
|---|---|---|
| Le registre des places | Une plateforme de mise en relation entre titulaires d'autorisations nautiques et repreneurs, en pariant sur la raréfaction organisée par les fermetures de lagons. | tuée L'autorisation ne se revend pas et ne se transmet pas. Il est délivré à une personne morale identifiée, le texte parle de renouvellement et jamais de transmission, et la location-gérance transfère l'exploitation sans l'autorisation. Il n'y a rien à vendre. Marché résiduel estimé à 1,5 à 5 M XPF par an de toute façon. |
| Lagon OS | Un logiciel de gestion du lagon (quotas, capacité, suivi) vendu aux communes, à commencer par celles qui veulent leur propre plan de gestion. | tuée deux fois SeaSketch existe déjà, gratuit, open source, financé par des bailleurs internationaux, et déployé à Fidji, Samoa, Kiribati et Vanuatu. Et la cible était fausse : la gestion du lagon est une compétence du Pays, la commune n'ayant qu'un avis consultatif. |
| Passeport bleu | Une application de traçabilité offerte aux opérateurs contre leurs données, revendue aux assureurs en dossier de souscription accéléré. | tuée Démarrage à deux faces, et une contradiction interne : aucun assureur RC nautique local n'a jamais été trouvé dans toute cette étude. L'acheteur est hypothétique. En prime, toucher une commission sur des primes relève de l'intermédiation en assurance, régime encadré depuis la loi du pays du 2 juillet 2024. |
| Distribution exclusive d'e-foils | Devenir l'importateur exclusif d'une marque australienne d'e-foils pour la Polynésie, avec son modèle d'école clé en main. | tuée La prémisse était fausse : un concurrent distribue déjà en Polynésie et une école y opère. La marque recrute des revendeurs marine établis, ce qui désigne l'acteur historique local. Et un e-foil de 4 à 6 kW dépasse le seuil de 3 kW : il est pleinement un véhicule nautique à moteur, sans aucun des allègements recherchés. |
| Vendre la sortie du jet-ski | Trois variantes travaillant pour les opposants : rendre l'activité inassurable, racheter des licences pour les retirer, créer un marché de compensation de nuisance. | écartée Intellectuellement solides, mais elles font du porteur l'ennemi déclaré du métier qu'il veut exercer, dans une communauté de 280 000 personnes. Contradiction frontale avec l'objectif. |
Trois penseurs aux contraintes opposées, l'un privé de toute technologie, l'autre ne travaillant que pour les opposants au jet-ski, le troisième n'acceptant que ce qui prend de la valeur tout seul, ont convergé vers la même conclusion : le client rentable n'est pas le touriste, c'est l'opérateur et l'institution. Aucune de leurs idées n'a survécu au test, mais la direction est notée.
Et une leçon de méthode, payée deux fois dans cette étude : une affirmation du type « personne ne le fait » doit être vérifiée avant d'être bâtie dessus. Elle s'est révélée fausse pour le logiciel de lagon comme pour la distribution d'e-foils.
Le PGEM de Moorea institue un comité de gestion de l'espace maritime, quinze membres, présidé par le maire, où siègent élus, pêcheurs et professionnels. Le PGEM impose le passage par son avis dans plusieurs procédures d'autorisation. Voici ses positions de principe, publiées par la commune :
« Nouvelle activité Jet Ski : Le CGEM émettra systématiquement un avis défavorable pour toutes nouvelles activités nautiques impliquant des jet-ski. »
« Nouveau véhicule nautique : Le CGEM émettra systématiquement un avis défavorable pour tous projets d'acquisition d'un nouveau véhicule nautique sauf véhicule de remplacement. »
« Nouvelle activité approche des baleines : avis défavorable systématique. »
Commune de Moorea-Maiao, 2ᵉ séminaire 2025 du CGEM, 26 mars 2025, mairie de Teavaro
« Excursion raie et requins : avis défavorable systématique. »
Ce n'est pas un arrêté publié au journal officiel, et il faut le dire honnêtement : c'est une position de gouvernance, pas une interdiction légale. Mais le mot « systématiquement » signifie que le comité a renoncé à instruire au cas par cas. Et la clause « sauf véhicule de remplacement » dit exactement qui est visé : les opérateurs déjà installés renouvellent leur flotte, un nouvel entrant n'a aucune voie.
Cette même clause dessine en creux la seule façon d'exister à Moorea : reprendre un opérateur existant, avec son agrément, son itinéraire approuvé et ses avis. Ce que le comité ferme, c'est la création, pas la transmission.
Le PGEM révisé, approuvé par l'arrêté n° 2009 CM du 10 septembre 2021, exclut nommément les véhicules nautiques à moteur de plusieurs zones. Le texte a été lu intégralement par reconnaissance optique, le PDF officiel ayant un encodage cassé.
Les deux baies exclues sont précisément les deux images de Moorea. Le produit devrait donc se construire en dehors de ce que le client vient chercher. Et le PGEM ne crée aucune zone dédiée à la circulation des jet-skis : un itinéraire ne s'appuie sur rien de positif, il se faufile entre des interdictions.
La saison des baleines à bosse (20 juillet au 20 novembre) recouvre la haute saison touristique, mais un produit « jet-ski et observation des baleines » est légalement impossible dans le lagon. L'idée est à écarter, pas à optimiser.
Le cadre vient de l'arrêté n° 1097 CM du 17 juillet 2009 consolidé. Un touriste n'ayant pas le permis, tout passe par le convoi encadré, et le convoi impose un guide diplômé sur l'eau.
Deux tiers de la recette partent en essence et en commission avant le premier coût fixe. Avec un guide salarié, il faut 220 sorties pleines par an pour couvrir les charges, sans rien amortir ni se payer. Or le marché du jet-ski à Moorea, reconstruit par deux chemins indépendants, situe un opérateur entre 5 et 20 M XPF par an. Le point mort tombe au niveau de celui qui a quinze ans d'avis et les accords hôteliers. C'est prendre sa ligne d'arrivée comme point de départ.
| Art. | Ce que le texte impose | Ce que ça change |
|---|---|---|
| 2 | Navigation de jour uniquement | Pas de sortie au crépuscule, fenêtre courte |
| 7 | Quatre machines maximum par guide | L'échelle s'achète en salariés rares |
| 7 | Au delà de 300 m du rivage, moins de 15 nœuds, 30 m entre engins | Ni vitesse, ni sensation, ni proximité du récif |
| 8 | La machine du guide doit être plus puissante, deux places, VHF | La machine la plus chère ne rapporte rien |
| 9 | Le guide cumule brevet de navigation professionnel et brevet de surveillant aquatique | 3 780 000 XPF par an, ou vous êtes sur l'eau tous les jours |
| 10 | Itinéraire soumis à l'avis des communes, la DPAM peut le refuser | La commune a un droit de veto de fait |
Ce qui reste vrai quel que soit le modèle, et ce que ce dossier ne prouve pas.
Ce climat vise le jet-ski en tant que tel, pas seulement l'activité touristique. Un club de résidents à Tahiti n'y échappe pas par principe : il devra soigner ses horaires, ses zones et son voisinage.
Haapiti, 4 janvier 2022 : une adolescente de 17 ans, passagère à l'arrière d'un jet-ski de 250 chevaux, est gravement blessée par le jet de la turbine. Neuf opérations, séquelles irréversibles. Le conducteur a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour blessures involontaires. Le contexte était privé, mais deux choses sont établies : la justice polynésienne poursuit et condamne, et il existe un mécanisme de blessure propre au jet-ski que tout contrat de location doit couvrir.
À retenir aussi : la réforme de 2016 du code civil n'est pas étendue à la Polynésie. La qualification exacte des obligations de l'exploitant relève d'un avocat du barreau de Papeete, elle ne se transpose pas automatiquement de la métropole.
Le verdict a été soumis à une relecture adversariale par un second modèle, avec pour consigne de l'attaquer et non de le valider. Trois objections ont été retenues et corrigées.
La correction de cadrage la plus utile est celle-ci : rien ici ne démontre que le jet-ski est une mauvaise affaire dans l'absolu. Ce qui est démontré, c'est qu'une activité touristique guidée est impossible à ouvrir à Moorea aujourd'hui, et qu'elle serait peu rentable pour un porteur qui n'est pas lui-même le guide. Ce ne sont pas les mêmes affirmations.
Six courriels sont partis le lundi 7 septembre 2026. Quatre réponses sont revenues en deux jours. C'est la première fois que ce dossier est confronté à autre chose qu'à des textes.
| Qui | Réponse | Ce qu'on en retire |
|---|---|---|
| Marina Taina Henri Kosake, maître de port |
non, 08/09 | Site saturé, et sa formule à 5 500 XPF est « strictement réservée à un usage de plaisance privatif et individuel ». Le point d'accès que ce dossier tenait pour acquis est fermé. |
| Port autonome de Papeete | accusé de réception, 07/09 | Transmis au service du domaine et au service exploitation. C'est la seule porte qui peut encore rouvrir Taina, dont le port est propriétaire. |
| Assurcare Tuhiva Ah Scha Roignant, courtier |
pas de refus, 08/09 | Ils vont solliciter leurs assureurs partenaires. Mais la liste de pièces exige le N° Tahiti, le KBIS, l'immatriculation et la valeur de chaque machine, les titres de navigation et le financement. Aucun prix ferme avant que la société existe et que les machines soient identifiées. |
| CCISM Bella Lilin, juriste |
répondu, 08/09 | Frais de constitution 50 000 à 70 000 XPF. Aucun commissaire aux comptes à prévoir : les seuils sont 100 M de bilan, 200 M de chiffre d'affaires et 20 salariés, il en faut deux sur trois. Pack de formulaires reçu. |
| Direction des affaires maritimes | sans réponse | C'est la question la plus lourde du dossier : carte mer ou permis côtier pour nos membres. Relance calée au 14 septembre. |
| Nautisport et mairie de Punaauia | jamais envoyés | Punaauia était le repli pour la mise à l'eau. Le refus de la marina en fait la piste principale, et elle n'a pas encore été ouverte. |
Ce que ces quatre réponses changent dans l'ordre des choses. La mise à l'eau passe devant tout le reste : sans point d'eau il n'y a pas de club à poste fixe, sauf à laisser le membre emporter la machine sur sa remorque, quelle que soit la réponse des affaires maritimes. Et la porte de l'assurance ne peut plus rendre un prix, seulement un accord de principe, puisque le devis suppose une société déjà immatriculée. La séquence « assurance, puis société » s'inverse partiellement.
Les membres payent douze mois, ils roulent six. Le modèle encaisse l'abonnement toute l'année et n'use les machines que de mai à octobre. Toute la marge vient de là. Si les gens ne payent que la saison, le club perd de l'argent.
| Hypothèse | Recette | Marge |
|---|---|---|
| 50 membres, payés 12 mois le chiffre annoncé | 12,23 M | 4,79 M |
| 50 membres, payés 9 mois | 9,17 M | 1,74 M |
| 50 membres, payés 6 mois, c'est à dire la saison | 6,12 M | -1,32 M |
| 30 membres, payés 12 mois | 7,34 M | 0,89 M |
| 30 membres, payés 6 mois | 3,67 M | -2,78 M |
| 50 membres mais prix accepté 25 % plus bas | 9,17 M | 1,74 M |
L'objection la plus dure, formulée par la relecture adversariale : financer 10,95 M d'actifs en vendant à l'avance une promesse de douze mois dont ni la quantité d'usage, ni la capacité de pointe, ni le coût par sortie ne sont définis. Une fois la promesse précisée, soit les membres ne pourront pas réserver quand ils veulent, soit leur usage détruira la marge. Tant qu'un pilote payant sur de vrais créneaux ne l'a pas réfutée, il ne faut ni acheter cinq machines, ni compter l'aide, ni utiliser les pass comme apport.
Ces points n'ont pas pu être établis, et ils sont déclarés comme tels plutôt qu'estimés silencieusement.
Une IA juridique interrogée sur ce dossier a rendu une réponse détaillée, bien écrite, avec une confiance affichée de 0,76 et zéro source. Elle citait des « herbiers de posidonie », une plante méditerranéenne qui n'existe pas en Polynésie, et attribuait à un texte réel des articles inventés. Sa réponse a été écartée intégralement. Rien dans ce dossier n'en provient.