De Jordy, pour ManuteaClub de jet-ski, Tahiti2 septembre 2026

Les huit contacts, dans l'ordre

Huit contacts. Pour chacun : qui demander, la phrase pour décrocher, les questions mot pour mot, la relance quand la réponse reste floue, ce qu'on ne dit pas, et ce qu'on obtient avant de raccrocher.

5machines
50membres visés
12,2 MXPF encaissés par an
4,79 MXPF de marge, usure comprise
20mois pour rembourser la mise
La répartition, mise à jour

Je prends les contacts, on décide à deux

Manutea prend les huit contacts et rapporte les réponses. Il collecte, il ne signe rien : tant que la société n'existe pas, personne ne peut l'engager. Ça permet aux deux d'avancer en parallèle sans se bloquer.

Toi

Les appels et le terrain

  • Les sept appels de la page suivante, dans l'ordre.
  • Noter les réponses au fur et à mesure, directement dans la page.
  • Ton père, pour les coûts d'entretien.
  • Plus tard, la présence sur le ponton le week-end.
Moi

Le site et la prospection

  • La page qui présente le club et ses trois formules.
  • La publicité ciblée sur les Îles du Vent, pour tester le prix.
  • L'application de réservation, les quotas, les preuves.
  • Les dossiers d'aide et de financement.
À faire cette semaine

Les huit contacts, dans l'ordre

L'ordre n'est pas au hasard : les trois premiers sont des portes. Tant qu'elles ne sont pas franchies, le reste ne sert à rien. Chaque numéro a été vérifié sur le site de l'organisme lui-même. Cocher au fur et à mesure et écrire les réponses dans la case : tout reste enregistré dans le téléphone.

Les six mots qui vont revenir

Le motCe que ça veut dire
L'agrémentL'autorisation de louer. Donnée par les affaires maritimes.
Le délai d'instructionLe temps que met une administration à répondre. Ça décide du calendrier.
Titre de conduite en merLe permis. Carte mer ou permis côtier : savoir lequel est toute la question.
RC professionnelleL'assurance des pros. Pas la même chose qu'une assurance de bateau de loisir.
Le délégataireLa société privée qui gère la marina pour le port.
Domaine public maritimeLe bord de mer. Il appartient au Pays. S'y installer est payant et autorisé.

Les trois questions qui reviendront partout

C'est pour quand ?
Ouverture visée dans cinq à sept mois, sous réserve de l'autorisation de louer.
Vous avez déjà la société ?
Elle est en cours de constitution. Nous sommes deux à la monter.
Vous pouvez m'envoyer ça par écrit ?
Oui, aujourd'hui.
Vous décidez, vous ?
Nous décidons à deux. Je collecte les éléments et on tranche ensemble.

Et la règle quand on ne sait pas : ne jamais inventer. « Je ne veux pas vous répondre au hasard, je vous le confirme par écrit ce soir. » Une réponse fausse donnée au téléphone se retrouve dans un dossier et coûte plus cher qu'un jour d'attente.

L'ordre des choses : j'appelle, sauf les assureurs

Je passe les six appels aux organismes moi-même. Je me présente comme co-fondateur du projet : la société est en cours de constitution, donc personne ne peut encore parler en son nom. Jamais « j'appelle au nom de la société ».

Les courriels partent de mon adresse, jordytoofa@gmail.com. Le bouton ouvre le brouillon dans Spark, destinataire, objet et texte déjà remplis. Vérifier le « De » avant d'envoyer : le lien ne choisit pas le compte. Rien ne part tant que je n'ai pas cliqué Envoyer.

Si c'est Mail qui s'ouvre, c'est que Spark n'est pas encore le logiciel de messagerie par défaut du Mac : Mail › Réglages › Général › « Logiciel de messagerie par défaut » › Spark. À faire une seule fois, et tous les liens de courriel du système suivront. En attendant, le bouton « Copier le texte » fait le même travail.

Les assureurs partent par courriel, et c'est voulu. Un devis annoncé au téléphone n'engage personne et ne se dépose pas au dossier d'agrément : il le faut écrit. Trois adresses le même après-midi, et sans réponse sous cinq jours ouvrés, on décroche. L'entretien reste à Manutea : c'est son père.

L'ordre compte, et il ne s'improvise pas. Les affaires maritimes d'abord : si le titre exigé du client n'est pas celui qu'on croit, tout le modèle change. La marina ensuite, le port juste après — un accord du seul gestionnaire ne vaut rien. La chambre de commerce et Nautisport seulement quand les trois portes sont franchies.

Ce que je fais : je collecte. Devis, conditions, listes de pièces, noms d'interlocuteurs. Ce que je ne fais pas : accepter, réserver, signer, verser un acompte. Rien ne s'engage avant que l'assurance et l'autorisation soient là.

Après chaque appel qui compte, envoie un courriel. Deux lignes suffisent : « Voici ce que j'ai retenu de notre échange. Merci de confirmer ou de corriger par retour écrit. » Une réponse orale ne vaut rien six mois plus tard, et c'est exactement ce dont on aura besoin pour le dossier d'agrément.

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Un appel qu'il ne faut surtout pas passer maintenant

Les bateaux-écoles. C'est notre meilleur canal d'acquisition, mille cinq cents personnes passent le permis chaque année et ce sont eux qui les ont en face d'eux. Mais c'est aussi le seul appel qui révèle d'un coup le concept, le positionnement, le canal, et notre besoin d'accéder à leurs candidats. Les approcher avec une idée qui n'est ni assurée ni autorisée ne rapporte rien et grille la cartouche.

On les appelle quand on a les quatre : la réponse écrite de la direction maritime sur le titre exigé, une assurance possible, la page prête à capter les inscriptions, et une offre de partenariat chiffrée et signable. Pas avant.